A. Déchelette (1860-1947), 

éditrice de cartes-postales à Rennes

La Veuve Chamarre à Ploërmel [1], Mademoiselle Lacoquerie à Antrain [2], la Veuve Fougère à Morlaix [3], la Veuve Chaigneaud à Rennes [4],… Dans la longue liste consacrée à l’histoire de l’édition de la carte-postale en Bretagne, il ne semble pas y avoir, a priori, beaucoup de femmes, qui plus est, des femmes dont l’histoire est connue... Le terme « éditeur » désigne en français soit une personne morale, comme une maison d’édition, soit une personne physique. Au début du 20ème siècle, homme et femme qui éditent des cartes-postales sont indistinctement désignés comme «éditeurs ». Les femmes sont majoritairement reconnues grâce aux termes ou aux abréviations de «Madame », « Mademoiselle » ou de « Veuve ». Mais il arrive que leur identité se cache derrière des initiales, ou une initiale et un nom. C’est pourquoi un éditeur désigné au masculin dans le milieu cartophile peut s’avérer être en réalité une femme. C’est le cas d’ A. Déchelette à Rennes.

A. Déchelette

Pour citer cet article :

Chmura Sophie, « A. Déchelette (1960-1947), éditrice de cartes-postales à Rennes », cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, mis en ligne le 1er décembre 2019, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr, consulté le

Cet article contient des images issues des collections du Musée de Bretagne à Rennes (Marque du domaine public).

La carte-postale : une histoire de famille

Aurélie Déchelette nait rue des Halles à Bain-de-Bretagne le 16 février 1860. 

En 1881 son père, Victor René Marie Déchelette (Bain-de-Bretagne, 10 juillet 1832 – Rennes, 5 février 1881), décède. Il était alors serrurier à Rennes et vivait avec sa famille au numéro 6 de l’Esplanade du Champ de Mars. En 1883, le photographe Jean-Baptiste Graveleau (Le Chapelle Largeau, 23 octobre 1843 – Rennes, 4 mars 1927) achète cette maison qui est toujours louée à la veuve Déchelette, Anne Marie Adèle Bourgeois (Rennes, 17 janvier 1832- Bain-de-Bretagne, 24 août 1909). Au terme de la deuxième période de sa location en juin 1886, elle déménage avec ses enfants au 5 rue Descartes. 

D’après les recensements de 1891 à 1901, Aurélie Déchelette, qui réside toujours rue Descartes avec sa mère, travaille comme émailleuse. Elle édite ses premières cartes-postales illustrées entre 1902 et 1903. Les premiers clichés utilisés ont été pris par son cousin Paul Valentin (Rennes, 26 août 1874 – Besançon, 4 janvier 1934) et son frère Paul Déchelette (Bain-de-Bretagne, 27 octobre 1871-Vitré, 31 décembre 1912). 

Paul Valentin est le fils de Marie Joseph Déchelette (Bain-de-Bretagne 1833- Paris, 31 août 1932), sœur de Victor Déchelette, et de Jean Marie Antoine Valentin (Bourg-des-Comptes, 17 octobre 1823 – Paris, 8 août 1896)[5], sculpteur de mobilier religieux et architecte. Valentin a grandi à Rennes. Il vit à Paris à partir de 1883. Il fait toute sa carrière comme employé de commerce à la maison Vaugeois et Binot. Il a photographié Bain-de-Bretagne, ainsi que plusieurs villes et villages d’Ille-et-Vilaine dans les alentours de Bain et de Rennes, certainement lors de séjours dans sa famille.

Bain Valentin

BAIN P. Valentin

Déchelette légende Valentin

BAIN Déchelette

Il a également exécuté des portraits en costume, pour la plupart dans le Morbihan.

Valentin Morbihan

Paul Déchelette a fait des études de pharmacie à Rennes. Il s’installe à La Gacilly après son mariage à Lorient le 12 octobre 1897 avec Françoise Marie Quintin (Ploemeur, 24 novembre 1877- Rennes, 1er novembre 1962). Cela explique pourquoi la collection de cartes postales d’A. Déchelette concerne une partie du Morbihan en particulier La Gacilly et ses environs. À la mort de son frère en 1912, Aurélie a déjà arrêté d’éditer des cartes-postales, mais des lots sont toujours en vente. Il semble qu’elle ait freiné sa production à la fin de l’année 1909, après la mort de sa mère survenue en août.

Gacilly courrier

GACILLY

Gacilly Déchelette chasse 1

Déchelette EMR Gacilly

Carte-postale éditée par Edmond Mary-Rousselière, cliché de Paul Déchelette pris le même jour que celui utilisé pour la carte-postale éditée par Aurélie Déchelette.

Morbihan Carentoir puits

Morbihan Damgan

Quelques photographies de Rennes sont de Paul Déchelette : celle du Lycée est la plus célèbre.

Lycée

Aurélie va utiliser une bonne partie de l’iconographie du Rennes Illustré guide de l’exposition de 1897 imprimé chez Francis Simon[6] pour sa série de cartes-postales sur Rennes. 

1897

LE MICHEL

La série contient aussi des clichés de photographes professionnels et amateurs, pour la plupart membres de la Société Photographique.

Par exemple, le cliché de l’église Toussaint est du photographe professionnel Mathurin Le Michel (Saint-Vran, 1er octobre 1830 – Rennes ?, vers 1913)[7].

Une grande partie des vues de Rennes ont été prises par l’abbé Victor Julien Duval (Bain-de-Bretagne, 8 août 1857 – après 1941), cousin d’Aurélie Déchelette au 3ème degré. L’Abbé Duval est le fils de Pierre Marie Duval, serrurier (Bain-de-Bretagne 17 février 1822 – 25 décembre 1881), cousin de Victor Déchelette, et de Renée Drouin (Ercé-en-Lamée, 21 mai 1828 – Bain-de-Bretagne, 17 mars 1892).

Arbre DUVAL Déchelette

En 1877, il est étudiant ecclésiastique. Il entre dans les ordres majeurs le 19 décembre 1879. En 1892, il devient membre de la Société Archéologique d’Ille-et-Vilaine pour laquelle il met à contribution ses talents en photographie. Le musée de Bretagne conserve encore aujourd’hui quelques-unes des reproductions photographiques demandées par la Société[8].

En 1893, il photographie l’arrivée du Bourg-l’Évêque qui va servir à la carte-postale n°226 « Vieilles maisons du Bourg-l'Évêque, ancien domaine temporel des Évêques de Rennes, aujourd’hui rue et faubourg de Brest. Église Saint-Etienne » ;

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226 Brest  DUVAL

Rennes arrivée du Bourg-l'Evêque, Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.2412 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo286970

en 1894, la place des Lices (le cliché a été utilisé pour la carte numéro 297 d'A. Déchelette) ;

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Guide Duval

Place des Lices, Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 2017.0000.4843 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo287158

Place des Lices un jour de marché dans le guide Rennes Illustré, 1897.

en 1895, le chêne d’Henri IV ou chêne de Sainte-Foy [9] dont le cliché a été utilisé après 1903 pour une carte-postale de la série « La Bretagne Historique » d’Aurélie Déchelette ;

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Correspondance entre l'Abbé Duval (V.D.) et Paul Banéat, Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 981.0004.4 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo150175

en 1896, le palais de Justice et un vilebrequin attribué au roi Louis XVI[10], cliché qu’il offre directement au musée archéologique de la ville.

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Rennes le palais de justice, Musée de Bretagne, numéros d'inventaire : 2017.0000.4877 et 2017.0000.4878, permaliens des notices : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo291440 et http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo291441

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" Ce vuide-brequin[sic] chef-d'oeuvre / de ferronnerie, est fait par Coqet[?] / louis seize dernier roi de france. Cogest / auteur de la serrure aux trois clefs il est / actuellement emploié[sic] a l'Arsenal", Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 896.0021.1 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo333433

En 1897, il prend deux clichés du château de la Mandardière à Pacé : ils vont servir de modèles pour les dessins qui illustrent les pages 16 et 17 du tome III de l'ouvrage de Paul Banéat, le Département d'Ille & Vilaine, édité entre 1926 et 1929 par le libraire Julien Larcher (Rennes, 10 juin 1886 – 21 avril 1966).

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La Mandardière en Pacé, photographies, numéros d'inventaire : 952.0011.401 et 2017.0000.1267 ; permaliens des notices : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo228725 et http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo302748

Pages 16 et 17 du tome III de l'ouvrage de Paul Banéat, le Département d'Ille & Vilaine, Musée de Bretagne, numéros d'inventaire : 2017.0000.1271 et 2017.0000.1272 ; permaliens des notices : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo307711 et http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo307712

Il est l’auteur de plusieurs photographies du cloître Saint-Melaine. Celle qui est dans le guide Rennes Illustré, se retrouve sur la carte-postale numéro 225 d’A. Déchelette.

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Cloître de Saint-Melaine, Musée de Bretagne, numéro d'inventaire : 897.0010.2 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo238426

Hospice Saint-Melaine Déchelette

En 1901, vicaire à Saint-Étienne de Rennes, Duval est nommé recteur de Pleugueneuc. Il s’intéresse toujours à l’histoire et au patrimoine architectural. Il s’évertue à photographier les sites intéressants, les manoirs et les châteaux autour de Pleugueneuc, Gévezé, Dol, Combourg... Il édite avec Aurélie ses clichés qu’il signe V.D. Une grande partie de son travail inspire et constitue la série des « Châteaux de Bretagne ».

A. Déchelette Pleugueneuc

Pleugueneuc VD A. Déchelette

Pleugueneuc Gare

Pleugueneuc ponts

Pleugueneuc chateau

Pleugueneuc gars

En 1906, il est nommé curé-doyen de Châteaugiron. Il continue à prendre des photos de demeures remarquables et de scènes de vie locale, comme les marchés.

Orcan

Aurélie Déchelette publie également des photographies prises par Edmond Louis Paul Isidore Prodhomme (Vitré, 31 octobre 1858 – Rennes, 24 mars 1937), avoué honoraire à la cour d’Appel de Rennes. Prodhomme lui fournit des clichés de Vitré et de Balazé où sa famille est propriétaire de la maison Les Glycines.

Prodhomme Balazé

Prodhomme Glycines

Des cartes-postales au service de l’histoire

En 1906, Aurélie s’inscrit à un concours organisé par la section « histoire bretonne et vulgarisation » de l’Union Régionaliste Bretonne. 

Il faut rappeler que François Jaffrenou (Carnoët, 15 mars 1879 – Bergerac, 23 mars 1956), avait signalé dès 1900 « l'excellent moyen d'active propagande et de vulgarisation d'idées qu'offre la petite carte-postale à deux sous »[11] et que l’Union Régionaliste avait déjà organisé un concours de cartes-postales et de photographies bretonnes à Lesneven en 1903 sous la direction du Docteur Charles Armand Picquenard (Quimper, 14 mars 1872 – La Forêt-Fouesnant, 3 janvier 1940), trésorier de l’Union régionaliste[12].

D’après le journal de l’Ouest-Éclair du 14 septembre 1906 le « concours a donné les résultats suivants : 1er prix, Mlle Déchelette, éditeur, 5 rue Descartes à Rennes ; 2e médaille à M. David, libraire à Vannes ; mention honorable à M. Havard, de St-Aubin-du-Cormier. » Aurélie gagne donc le premier prix attribué par le Comte René de Laigue (Paris, 28 août 1862 – Redon, 7 octobre 1942) et son épouse, Marguerite Berthe Cécile de Durand de Monestrol (Tours, 24 novembre 1886 – après 1942). Cette récompense était destinée « aux fabricants de cartes postales bretonnes illustrées ayant le mieux établi le texte et la légende qui accompagnent la photographie de leur carte, le mieux respecté l’histoire bretonne et le plus détaillé le tout »[13], conformément aux vœux de l’Union votés au Congrès de Saint-Pol-de-Léon qui avait eu lieu en septembre 1905.

Champ-Dolent

Coetlogon

Prison

Alphonse Louis Marie David (Vannes, 20 août 1860 - 29 mars 1919) qui reçoit la deuxième médaille est libraire-éditeur à Vannes depuis 1886, année où il acquiert la « Librairie Catholique » située 4-6 rue Émile Burgaut. Influencé par le photographe Gaston Marie Auguste Cardinal (Nantes, 8 décembre 1858 - ?)[14], il commence à éditer et à vendre des cartes-postale en 1899. La plupart des clichés qui illustrent ses premières cartes sont dus au photographe professionnel Constant Joseph Le Merle (Vannes, 21 juillet 1876- après 1919), installé à Vannes rue Saint-Nicolas puis 19 place de l’Hôtel-de-Ville entre 1900 et 1908.

Le Petit journal 29 sept 1906

 Le Petit Journal ,26 septembre 1906.

Julien Marie Havard (Saint-Aubin-du-Cormier, 7 août 1870 – Clermont-Ferrant, 19 juillet 1961), qui reçoit la mention honorable, est cordonnier et photographe à Saint-Aubin-du-Cormier. Il s’auto-édite et fournit des clichés aux libraires Rennais Lucien Marie André Bahon (Rouen, 29 août 1878 – Rennes, 28 juin 1951) - connu sous le nom de Lucien Bahon-Rault- et Edmond Mary-Rousselière (Sillé-le-Guillaume, 20 février 1874 – Avant 1949)[15].

St Aubin

St AUbin 1

Postérité

Aurélie se marie à Rennes le 28 décembre 1910 avec Odile Pierre Marie Durocher (1860-1929), secrétaire des facultés des sciences, veuf en première noce d’Eugénie Michelle Marie Verron-Premente (Tremblay, 8 mars 1862 – Rennes, 5 décembre 1908). 

Depuis qu’elle a arrêté d’éditer, dans les environs de la fin de l’année 1909 et le début de l’année 1910, la grande majorité des cartes-postales "A. Déchelette" a été récupérée par une personne ayant pour initiales les lettres L.H.R. : elle reste encore à identifier.

LHR colombier

LHR faculté

Un certain nombre de cartes de Rennes et d’autres lieux d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, surtout celles avec des légendes détaillées, se retrouvent dans la collection d’Edmond Mary-Rousselière.

Lycée EMR cliché

En 1919, Adolphe Noël Le Trionnaire, dit Noël Le Trionnaire (Vannes, 25 décembre 1891 – Saint-Médard sur Ille, 27 mai 1923) récupère également des cartes rennaises d’Aurélie Déchelette pour les inclure dans sa collection. Il garde les légendes détaillées et change juste la numérotation des cartes. Le Trionnaire ne vend des cartes-postales qu’entre 1919 et 1923, année où il meurt de la tuberculose. Il exploitait un fonds de commerce « tant d’articles de fumeurs, de chasse, parfumerie, papeterie, maroquinerie et généralement toutes fournitures pour bureaux de tabacs, que d’un entrepôt d’allumettes »[16], 12 quai Richemont à Rennes.

Le Trionnaire Déchelette

Le trionnaire Théâtre

Le Trionnaire Chapitre

Aurélie Déchelette décède le 28 juin 1947.

Tombe

Cimetière du Nord à Rennes, Section 1 Rang 39 Tombe 10.




[1] Veuve Chamarre, Marguerite Noémi Louise Le Breton (Paris, 31 octobre 1875-1948) ; Chmura (S.), « E. Mary-Rousselière et les photographes de la Bretagne intérieure », cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, octobre 2014, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[2] Mlle Lacocquerie, Marie-Thérèse Augustine Lacocquerie (Antrain, 31 mars 1855 - 1er novembre 1921)

[3] Veuve Fougère, Marie Rose Joséphine Le Terrien (Morlaix, 22 août 1836 – après 1911) ; Chmura (S.), «Armand Waron: du stéréotype breton à "La Bretagne Pittoresque "», cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, juin et août 2015, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[4] Veuve Chaigneaud, Marie Joséphine Esther Cherpitel (Rainville, 8 mars 1856 – Rennes, mai 1921), buraliste 6 rue de la Monnaie.

[5] Fils du maître menuisier ébéniste Antoine Pierre Louis Valentin (Bruz, 31 janvier 1784 - 10 juin 1854), Jean-Marie Valentin apprend à dessiner et à sculpter dans l’atelier de son père. Entre 1841 et 1844, il suit les cours des professeurs Jean-Baptiste Barré (Nantes, 28 septembre 1804 – Rennes, 24 avril 1877) et Toussaint-François Jourgeon (Rennes, 4 mars 1809 – 28 janvier 1857) à l’École de Dessin et Sculpture de la ville de Rennes. En 1845, il obtient une bourse de la ville pour poursuivre ses études à Paris. Dans la capitale, il travaille avec le sculpteur Rennais François Gaspard Aimé Lanno (Rennes, 16 février 1800- Beaumont-du-Gâtinais, 5 septembre 1871), puis fréquente l'atelier de François Rude (Dijon, 4 janvier 1784 – Paris, 3 novembre 1855). Dans les années 1850, il s’installe à Rennes rue de Saint-Malo et se spécialise dans le mobilier religieux. En 1857, il épouse en seconde noce Marie Joséphine Déchelette (Bain-de-Bretagne, 30 octobre 1833- Paris, 31 août 1932), tante d’Aurélie Déchelette. En 1871, il déménage dans un immeuble qu’il a fait bâtir 9 ruelle Pinsonnette où il dispose de larges ateliers. Il y travaille avec son frère Antoine Louis Victor Marie Valentin (Bourg-des-Comptes, 22 janvier 1827 – Rennes, 21 avril 1887) qui s’est spécialisé dans l’exécution des ornements sculptés. Jean-Marie quitte Rennes pour Paris en 1883. Œuvres : http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=antoine+valentin&render=liste&type=&qui=Valentin+Jean-Marie

[6] Chmura (S.), « Francis Simon, né François Olivier Noël (1860-1937) », in Cartes postales de Rennes et d'ailleurs, septembre 2014, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[7] Chmura (S.), « À propos de trois clichés pris à l’Exposition de l’Industrie et du Commerce de Rennes en 1887», Images, représentations et patrimoine de Rennes, août 2018, http://patrimoine2rennes.monsite-orange.fr

[8] Exemple : reproduction photographique d'un portrait au pastel de Jean-Nicolas Loisel appartenant à M. Legeard de la Diriays, numéro d’inventaire : 895.0034.2 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo149053

[9] Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, 1900, tome 29, p. LII.

[10] Collections du Musée de Bretagne, numéro d’inventaire : 896.0021.1 ; permalien de la notice : http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo333433

[11] Ouest-Éclair, 19 décembre 1900. Chmura (S.), « Karten-Bost », cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, novembre 2016. http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[12] Dans son bulletin de juillet 1903, la Fédération régionaliste française - dont le but est d’organiser des concours et des congrès en province et à Paris pour la propagande des idées régionalistes et la défense des intérêts locaux afin de susciter et encourager toutes les œuvres d’initiative privée tendant à rendre la vie aux régions françaises – fait part de l’exposition organisée par Picquenard à l’hôtel-de-ville de Lesneven du 5 au 10 septembre 1903 et explique que « la carte postale illustrée est une trop grande puissance pour que nous la négligions », in Fédération régionaliste française. L’Action régionaliste, revue du Mouvement Régionaliste français, bulletin mensuel, juillet 1903, p. 218.

[13] Ouest-Éclair, 19 février 1907.

[14] Gaston Cardinal fait toute sa carrière de photographe à Vannes. Dans les années 1890, il ouvre une succursale 33 rue de Paris à Brest.

[15] Chmura (S.), « E. Mary-Rousselière et les photographes de la Bretagne intérieure », cartes-postales de Rennes ou d'ailleurs, octobre 2014, http://cartes-postales35.monsite-orange.fr

[16] Ouest-Éclair, 3 avril 1921.